LOHSTAETTER (Élodie)

Étude des représentations du kinésithérapeute idéal auprès de patients

mémoire présenté sous la direction de Nathalie FASBENDER et la codirection de Jean-François STOFFEL en vue de l’obtention du titre de master en kinésithérapie. – Montignies-sur-Sambre : Haute école Charleroi-Europe ; Département de kinésithérapie, 2009. – 62 p., IV, [65 p.].

Résumé

Objectif de cette recherche : Faire émerger les représentations so­ciales véhiculées par les patients afin : 1°) d’en prendre conscience, 2°) d’en faire une mise au point pour aborder au mieux les patients et 3°) d’étudier s’il existe une variation des représentations selon le sexe ou l’avancée dans le traitement.

Type de recherche : Le champ de recherche concerne 51 pa­tients, ayant ou allant subir une intervention chirurgicale ortho­pédique. Les représentations sont socialement élaborées et ne sont pas figées. C’est pour cette raison que nous avons réparti nos patients suivant leur statut, correspondant à leur avancée dans le traitement : (pré­opératoire, postopératoire ou post hospitalisation) et suivant leur sexe. Les procédés suivants ont été utilisés : photolangage et recours à un questionnaire com­posé de questions fermées et de trois questions ouvertes.

Résultats : Il est apparu que les patients ont des représenta­tions du kinésithérapeute idéal assez semblables. Dans certains cas, c’est le rôle du «kinésithérapeute-masseur» qui est mis en avant, alors que par moments c’est le rôle du «kinésithérapeute-rééducateur» qui prime. Les qualités humaines et l’impor­tance d’une relation théra­peutique de qualité ont été soule­vées et paraissent incontournables. Certains patients font natu­relle­ment allusion à des préceptes s’appro­chant de la déonto­logie, de l’épistémologie, de l’anthro­po­logie. Nous n’avons pas pu prouver que les représentations sont réellement diffé­rentes selon le statut ou le sexe. Néanmoins, il semblerait que dans notre étude, les représentations sociales évoluent avec le mode de recrutement de l’information ainsi le recours au photo­langage ou aux ques­tions ouvertes peut donner des repré­sen­tations différentes.

Pistes : Sensibiliser les kinésithérapeutes à leur représentation du patient idéal ou à leur propre représentation du métier de kiné­sithéra­peute. Dans le même ordre d’idée, faire émerger les représen­tations d’étudiants, en tant que futurs thérapeutes quelles sont leurs représentations du patient idéal ? Du kiné­sithérapeute idéal ?