GMAR (Alya)

L’acharnement thérapeutique à travers le regard du kinésithérapeute : entre directives juridiques et réalités de terrain, étude des actes et des décisions qu’il est amené à poser et à prendre au sein d’une équipe pluridisciplinaire

mémoire présenté sous la direction de Jean-François STOFFEL en vue de l’obtention du titre de licenciée en kinésithérapie. – Montignies-sur-Sambre : Haute école Charleroi-Europe ; Département de kinésithérapie, 2006. – 78 p., L.

Résumé

De nos jours, les progrès techniques et thérapeutiques de la médecine permettent de repousser les limites de la vie, tant et si bien que le «droit à la mort» a dû être créé afin de «protéger» ces patients «ressuscités» par la médecine. La complexité des enjeux politiques et économiques et la diversité des positions éthiques rendent difficiles la création de lois relatives à l’achar­nement. Doit-on maintenir la vie au prix d’artifices, de moyens extraordinaires et de souffrances humaines ? Pour tenter de répondre à cette question, nous avons pris en compte certains critères (effets secondaires, caractère invasif… etc.) afin d’éva­luer le caractère plus ou moins indispensable des traitements qui peuvent être proposés dans de telles circonstances, d’au­tant que, dans certains cas, des alternatives moins invasives pourraient être mises en place. C’est ici que le kinésithérapeute pourrait jouer un rôle encore plus important que celui qu’il remplit déjà auprès du mourant. Quoi qu’il en soit, sa partici­pation au sein de l’équipe pluridisciplinaire est digne d’être valorisée, car seule une telle approche collective permet d’accé­der à une prise en charge globale et personnalisée du patient. Enfin, à travers notre étude menée sur le terrain, nous nous sommes rendus compte de la difficulté, voire de l’impossibilité de définir des directives générales pour des situations qui res­tent, chaque fois, singulières. La reconnaissance de ses limites, qu’elles soient personnelles ou professionnelles, ainsi qu’une approche humanitaire des patients en fin de vie devraient em­pêcher une dérive vers l’acharnement thérapeutique.