BARBIER (Thibault)

Face à l’insatisfaction de certains patients envers la médecine officielle, l’approche holistique peut-elle rester l’apanage des médecines alternatives? Plaidoyer pour une prise en charge globalisante du patient en kinésithérapie

mémoire présenté sous la direction de Jean-François STOFFEL en vue de l’obtention du titre de master en kinésithérapie. – Montignies-sur-Sambre : Haute école Louvain-en-Hainaut ; Département traitements physiques, 2016. – 70 p., XII.

Résumé

Le thème de l’approche holistique a déjà été largement discuté dans des disciplines telles que l’épistémologie, la sémantique, la méthodologie, et bien d’autres. À l’heure actuelle, elle con­nait un engouement croissant dans les soins de santé. En effet, différentes pratiques en médecines alternatives se reven­di­quent « holistes ». Cette approche permet d’avoir une concep­tion globali­sante de la prise en charge du patient, en ne rédui­sant pas ce dernier à une simple entité phy­sique touchée par une maladie ou une pathologie. Le patient est, dès lors, consi­déré comme un être multidimensionnel avec ses compo­santes psychique, sociale, environnementale, ainsi que phy­sique. La médecine officielle, quant à elle, est souvent perçue comme ayant une approche réductrice du patient, s’intéressant princi­pa­lement à sa maladie et donc à sa seule entité physique. Cepen­dant, certaines disciplines de la médecine officielle, telles que les soins infirmiers et l’ergo­thérapie, font appel à l’appro­che holistique dans leurs pratiques professionnelles. Cette tendance s’observe essentiellement aux États-Unis et au Cana­da, et de manière plus sporadique en Europe. Notre inventaire des caractéristiques générales et spécifiques de l’approche holis­tique a conduit à une comparaison entre ces caractéris­tiques et les valeurs et règles propres à la pratique de la kiné­sithérapie. Il en ressort qu’elles sont relativement proches l’une de l’autre. Il ne semble donc nullement exclu qu’une telle approche puisse aussi se pratiquer en kinésithérapie.

Prix

Prix 2016 du meilleur mémoire bibliographique.